De bon matin

mai 9, 2017

Quand le FMI surveille l’Europe

Classé dans : Uncategorized — debonmatin @ 1:48

Dans le cadre d’un processus de surveillance des économies individuelles, le FMI offre des conseils et des analyses économiques qui débouchent sur des consultations régulières (généralement annuelles) avec les pays membres. On appelle ces discussions les «Consultations au titre de l’article IV» car elles sont stipulées dans l’article IV des Statuts du FMI. Lors de ces consultations, une équipe d’économistes du FMI se rend dans le pays pour examiner son évolution économique et financière et échanger des vues avec les autorités et la banque centrale. L’équipe rencontre aussi des parlementaires et des représentants des entreprises, des syndicats et de la société civile. Elle rend ensuite compte de ses conclusions à la direction du FMI et les soumet à la discussion du Conseil d’administration de l’institution ainsi qu’au pays concerné qui les utilise ensuite pour prendre ses décisions de politique économique. Évaluation de la zone euro Outre les entretiens individuels avec les 17 pays membres de la zone euro, les services du FMI tiennent aussi tous les ans des consultations avec la zone euro dans son ensemble. Des discussions similaires ont lieu avec d’autres unions monétaires, y compris la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), l’Union monétaire des Caraïbes orientales et l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Cependant, ce n’est qu’en Europe que ces discussions font formellement partie intégrante de la surveillance par le FMI des pays membres des unions monétaires. Dans le cadre des consultations avec la zone euro, les service du FMI échangent des vues avec leurs homologues de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Commission européenne (CE) qui sont responsables des politiques monétaires et de change et des politiques communes dans d’autres domaines, tels que la règlementation et la supervision du secteur financier, les politiques relatives aux échanges et à la concurrence ainsi que d’autres politiques structurelles. Une évaluation de la situation budgétaire de la zone euro dans son ensemble, qui s’inscrit dans l’évaluation des politiques macroéconomiques, est aussi incluse dans le rapport final des services. Dans le cadre des consultations, les services de l’institution présentent les vues du FMI sur les perspectives et les politiques économiques de la zone euro à l’Eurogroup, qui est composé des 17 ministres de finances de la zone euro.

mai 6, 2017

Dans la cuisine du Duché

Classé dans : Uncategorized — debonmatin @ 2:58

Un truc que j’ai appris avec l’expérience : il ne faut jamais dire jamais. Il y a peu, je suis allé en cuisine. Si cela vous semble normal, c’est que vous ne faites pas partie de mon entourage. Parce qu’en fait, à une époque, la cuisine une perte de temps monumentale. Cela me semblait aberrant, qu’on puisse passer des heures aux fourneaux pour un plat qu’on avale ! Les barquettes micro-ondables, en ce temps-là, était ce que l’homme avait produit de mieux. Et puis je ne sais trop pourquoi, j’ai commencé à cuisiner. Pas par curiosité d’esprit ou quelque chose du genre, mais vraisemblablement parce qu’il était dimanche soir et que j’étais à court de barquettes micro-ondables…. C’est ainsi que j’ai commencé à cuisiner, et le plus étonnant est que j’ai aimé ça. Le fait d’avoir des supporters aide sans doute pour beaucoup à maintenir cet engouement. Quand je vois ma femme me regarder comme si j’étais un héros parce que j’ai mijoté un poulet tikkac’est toujours un grand moment. Alors certes, je ne suis toujours pas Bernard Loiseau, mais je peux tout de même dire que j’aime cuisiner. Pourquoi ? Mystère. Mais je pense que ça me repose, d’une certaine façon. Il n’y a selon moi rien de mieux que de mitonner un petit plat après une journée de travail ! Faire preuve de créativité culinaire permet de prendre du recul face aux problèmes concernant le boulot… Si vous êtes un enthousiaste des barquettes Picard, vous devriez essayer de vous y mettre. Parce qu’en plus d’être un plaisir, c’est dans l’ère du temps.  D’ailleurs, ça se avec le nombre croissant de programmes télé dédiées à la cuisine de toute sorte… Des émissions comme celles-là me semblaient complètement stupides, il y a quelques années. Pourtant, maintenant, je les suis passionnément. Parce qu’il est loin, le temps où je suivais les recettes au pied de la lettre. Aujourd’hui, je me laisse guider par ma créativité. En résumé, si vous faites de l’urticaire à l’idée de cuisiner, ne soyez sûr de rien. Parce que si j’ai pu céder à la fièvre culinaire, c’est que n’importe qui peut le faire ! Tenez, je vous mets en lien mon atelier de cuisine, si l’estomac vous en dit !  En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste reconnu de ce ce cours de cuisine à Luxembourg.

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mars 30, 2017

«Quelle farce»!

Classé dans : Uncategorized — debonmatin @ 9:06

Les démocrates US ont renoncé à chercher la «piste russe» dans l’élection présidentielle qui s’est terminée par la victoire de Donald Trump. Selon Jackie Speier, membre de la Chambre des représentants, la situation autour de cette enquête ressemble à une farce. Les députés du Parti démocrate américain ont annoncé qu’ils pouvaient quitter le comité spécial bipartite créé sur leur initiative et chargé de retrouver les preuves de « l’ingérence russe » dans la présidentielle aux États-Unis, a annoncé le journal The New York Times. « Je ne veux pas participer à cette farce qui ne ressemble point à une tentative d’enquête sérieuse », a déclaré Jackie Speier, membre du comité et députée démocrate à la Chambre des représentants. Selon elle, les démocrates cesseront immédiatement de soutenir l’enquête « à certaines conditions ». D’après le journal, les démocrates sont las de voir le membre républicain du comité, Devin Nunes, minimiser la portée présumée de l’implication russe dans l’élection. Ils sont également préoccupés par l’intention de M. Nunes d’étudier les accusations de Donald Trump contre l’ex-président Barack Obama et concernant les écoutes téléphoniques effectuées dans la Trump Tower en octobre 2016, pendant la campagne électorale. Le Parti démocrate doute du succès de l’enquête qu’il a lancé en coopération avec le Parti républicain. « Il n’est pas clair de savoir si le groupe bipartite arrivera à mener une bonne enquête et présenter un rapport conjoint », a expliqué le démocrate Adam Schiff. Les démocrates peuvent donc renoncer à l’enquête malgré le fait qu’ils pourraient en profiter pour étudier les liens de l’entourage de Donald Trump avec la Russie. Le sénateur américain John McCain a proposé fin 2016 de mettre en place un comité spécial chargé d’enquêter sur les « attaques de hackers russes » lors de l’élection américaine. Le candidat au poste de directeur du renseignement national, Daniel Coats, s’est aussi prononcé en faveur d’une enquête officielle sur les tentatives présumées de Moscou d’influer sur le système électoral américain. Moscou a déclaré à maintes reprises que la Russie ne s’ingérait pas dans l’élection présidentielle aux États-Unis et que le peuple américain avait fait son choix indépendant lors d’un vote démocratique.

février 22, 2017

Les oiseaux pratiquent aussi la garde alternée

Classé dans : Uncategorized — debonmatin @ 12:31

Pour survivre, les oiseaux de rivage ont tout intérêt à être «imprévisibles» dans les soins qu’ils accordent à leurs petits. C’est une conséquente étude d’ornithologie qui a été publiée le 1er décembre dans la revue Nature. Menée par plus de 70 chercheurs internationaux, elle s’intéresse aux rythmes biologiques de diverses espèces d’oiseaux de rivage, dont les bécasseaux sanderling en photo ci-dessus. Il en ressort que si ces oiseaux sont étroitement synchronisés sur bon nombre de comportements –comme le début et la fin de leurs trajets aériens, par exemple, ou même leur recherche de nourriture– il existe un plan sur lequel ils sont si divers que les scientifiques s’en sont quasiment décroché la mâchoire: les soins accordés aux petits. Portant sur 729 nids de 32 espèces, représentant un total de 91 populations analysées dans les régions arctiques entre 2011 et 2015, l’étude montre que ces volatiles sont passés maîtres dans la diversification de leur investissement parental. Là où ils se ressemblent, c’est dans leur régime d’accouplement –ils sont quasiment tous monogames– et dans leur mode de reproduction –la grande majorité des oiseaux étudiés pondent entre trois et quatre œufs que l’un des deux parents couve continuellement jusqu’à leur éclosion. Par contre, là où les choses se bigarrent, c’est sur le planning de la couvaison: chez certains couples d’oiseaux, la relève est assurée toutes les heures, pour d’autres, toutes les 24 heures et dans certains nids, le mâle ou la femelle doit attendre deux jours avant que son ou sa partenaire vienne le ou la remplacer. «Avant ce travail, note Brett Sandercock, l’un des auteurs, on n’avait aucune idée de cette incroyable diversité stratégique au sein de ces espèces». Ce biologiste de l’université du Kansas spécialiste des oiseaux sauvages précise que savoir comment et pourquoi ces animaux déploient une telle diversité de moyens «pour résoudre un problème identique –comment les mâles et les femelles coopèrent pour coordonner leurs activités dans le nid» est d’une importance capitale pour la recherche. «Cette incroyable diversité que nous observons parmi de multiples espèces et, au sein d’une même espèce, parmi de multiples sites de nidification, ouvre la voie à tout un tas de travaux susceptibles d’expliquer les mécanismes sous-jacents aux rythmes biologiques.» Sandercock en entrevoit déjà deux: le régime jour/nuit spécifique au grand Nord susceptible d’affecter l’horloge interne des oiseaux et une réponse adaptative aux prédateurs, vu qu’un oiseau qui quitte de manière imprévisible son nid assure mieux la survie de ses petits.

décembre 6, 2016

La Hongrie se protectionise

Classé dans : Uncategorized — debonmatin @ 3:55

Cela peut sembler curieux, mais certains cadres croient encore à l’intérêt du protectionnisme. Peu importe que l’expérience ait montré la vacuité de telles mesures : ils restent intimement convaincus de son utilité. La semaine dernière encore, j’ai participé à un séminaire en Hongrie où, au cours du dîner, un collaborateur a osé prétendre qu’il était vital de préserver nos industries de la concurrence étrangère, et ce en mettant en place davantage de protectionnisme. Autant vous dire que je ne partage absolument pas cette vision des choses. Le protectionnisme est au contraire selon moi la meilleure façon de détruire un secteur, et il serait grand temps que tout le monde en prenne note. Il faut percevoir ce qu’est véritablement le protectionnisme : une initiative délibérée pour interdire l’accès de produits étrangers au marché national, simplement parce qu’ils ont été élaborés hors de France. Le protectionnisme ne s’inquiète pas du fait que ces produits pourraient être moins chers pour le consommateur : il s’agit d’une mesure qui est prise dans les hautes sphères, en dehors des réalités du terrain. Le protectionnisme est, dans son ADN, une chimère : les consommateurs nationaux comme les industries ont tout à perdre et rien à y gagner. Les consommateurs se voient effet dénier l’accès aux produits importés : ils sont en conséquence sommés de payer des prix plus élevés et disposent d’une liberté de choix plus restreinte. Mais les producteurs nationaux ne sont pas mieux lotis. Ils sont bien sûr débarrassés pour un temps de la concurrence étrangère et ne doivent donc pas faire preuve d’adaptation. Le problème, c’est que ce faisant, ils prennent le risque de décliner et devenir encore moins compétitifs. Lorsque les mesures protectionnistes sauteront, l’industrie nationale paiera alors le prix fort et sera définitivement incapable de se relever. Les producteurs français auront effectivement pu se requinquer un moment sous le soleil du protectionnisme, mais déclineront en un temps record lorsqu’ils seront astreints à se confronter à une concurrence qui aura, quant à elle, continué à évoluer… Sinon, ce séminaire en Hongrie était fort bien mené, et ce de A à Z. Toutes les infos sur les détails pratiques peuvent être trouvées en suivant le lien.

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novembre 25, 2016

Toutânkhamon l’extra-terrestre ?

Classé dans : Uncategorized — debonmatin @ 5:08

Un âpre débat faisait rage entre les experts quant à l’origine du fer constituant une lame d’une des dagues accompagnant la momie du pharaon Toutânkhamon dans son voyage vers l’au-delà. Il vient d’être tranché par la physique moderne : ce fer est bien d’origine météoritique. C’est dans les déserts de sable et de glace que l’on trouve le plus de météorites. Pourquoi ? Ces régions n’exercent pourtant pas une influence mystérieuse particulière favorisant la chute de roches extraterrestres. C’est tout simplement parce qu’une roche toute seule sur la glace ou une dune s’y remarque bien plus facilement et qu’elle a beaucoup plus de chance d’être tombée du ciel à cet endroit que d’y avoir été apportée par un phénomène terrestre. Par ailleurs, certaines météorites, les sidérites, sont en alliage de fer et de nickel presque pur. Elles sont donc, d’une certaine façon, toutes prêtes à l’emploi pour un forgeron car celui-ci n’a pas besoin d’extraire du métal de minerais. Il est donc probable que les premiers outils en métaux de l’espèce humaine provenaient de sidérites et que ce soient les civilisations voisines des déserts qui aient utilisé ces météorites en premier. La civilisation des anciens Égyptiens était une candidate particulièrement idéale pour tester cette hypothèse. De fait, en 2013, des analyses physico-chimiques d’une parure ont été réalisées. L’objet en question est composé de neuf perles tubulaires ; il date de la période prédynastique, vers 3.300 ans av. J.-C., et a été trouvé au sud du Caire. Ces analyses ont montré que les perles avaient été fabriquées à partir d’une météorite ferreuse. Alors que l’on ne sait toujours pas si la tombe de Toutânkhamon abrite vraiment une chambre secrète et, peut-être, une autre momie, ce pharaon mythique fait à nouveau parler de lui via une publication dans le journal Meteoritics and Planetary Science. Un groupe, composé de chercheurs italiens de l’école Polytechnique de Milan, des universités de Pise et de Turin, ainsi que de leurs collègues égyptiens du musée du Caire et de l’université du Fayoum, s’est en effet penché sur la composition précise de la lame d’une dague trouvée en 1925 par Howard Carter à côté de la momie de Toutânkhamon et que l’on peut voir exposée au Musée égyptien du Caire. Cette composition a pu être déterminée précisément au moyen d’une méthode dite « de spectrométrie de fluorescence des rayons X ». Elle est non invasive car elle ne nécessite pas de prélever un échantillon. En effet, lorsque l’on bombarde de la matière avec des rayons X, elle les réémet mais sous forme d’un spectre caractéristique de sa composition, en particulier de ses concentrations massiques en éléments. Il est apparu que le fer de la dague de Toutânkhamon contenait des concentrations en nickel, cobalt, phosphore, carbone et soufre typiques de certaines météorites et pas du tout des minerais trouvés sur Terre. La lame de la dague du pharaon est donc faite d’une matière d’origine extraterrestre.

Facebook veut tout savoir de vous

Classé dans : Uncategorized — debonmatin @ 5:07

Malgré l’importance grandissante des photos et des vidéos, l’écrit demeure la forme de communication la plus répandue sur Facebook. Et le réseau social aux 1,2 milliard de membres veut utiliser la puissance de l’intelligence artificielle pour mieux comprendre ce qui se dit dans les textes échangés. Dans quel but ? « Faire remonter plus de contenus que les gens ont envie de voir ou filtrer les contenus indésirables tels que le spam », explique l’équipe en charge du programme DeepText. Il s’agit d’une nouvelle intelligence artificielle (IA) que Facebook commence à tester. Basée sur l’apprentissage profond (deep learning), elle peut, selon ses concepteurs, comprendre avec une précision « quasi humaine » le contenu textuel de plusieurs milliers de posts par seconde et dans plus de vingt langues. DeepText combine plusieurs architectures de réseaux neuronaux multicouches, et notamment des réseaux convolutifs et récurrents. Le réseau convolutif a été co-inventé à la fin des années 1980 par le Français Yan LeCun, qui dirige aujourd’hui le programme de recherche en intelligence artificielle de Facebook. Les grandes avancées de l’IA en matière de reconnaissance vocale, de caractères et d’images qui ont été accomplies ces dernières années ont été réalisées grâce aux réseaux convolutifs. Les réseaux récurrents, quant à eux, sont davantage spécialisés sur le traitement du texte. Grâce à cette association, DeepText va plus loin que la simple compréhension du sens général d’un texte dont on identifie le thème. Il peut saisir les subtilités d’une langue, son argot, les homonymies, etc. « Si par exemple quelqu’un dit “I love blackberry” [j’aime la mûre, NDLR], est-ce que cela veut dire que cette personne aime le fruit ou bien le smartphone de cette marque ? ». DeepText saura faire la différence. Car, explique Facebook, grâce à l’apprentissage profond, il est possible de préserver la relation sémantique entre les mots. Par exemple, DeepText sera capable de déceler une proximité entre le mot « frère » et son argot « frangin » ou « frérot ». Une IA qui se mêlerait de tout en quelque sorte… Facebook a déjà commencé à tester DeepText en conditions réelles, notamment avec sa messagerie instantanée Messenger. L’IA parvient par exemple à déterminer si une personne souhaite se rendre quelque part en contextualisant l’usage du mot « taxi ». Autre scénario cité, celui d’une personne qui écrit la phrase suivante : « Je vends mon vieux vélo pour 200 dollars, quelqu’un est-il intéressé ? ». DeepText serait en mesure de détecter que la personne veut vendre quelque chose, de noter les informations sur l’objet et son prix puis de proposer des outils susceptibles de faciliter la vente. Le réseau social dit vouloir mieux « extraire » les intentions, les sentiments, les entités (personnes, lieux, évènements) en observant à la fois les textes et les images. Suivant cette logique de tri sélectif, Facebook veut aller encore plus loin en faisant travailler DeepText sur les commentaires, afin qu’il puisse faire remonter ceux qui seront jugés les plus pertinents ou les plus qualifiés. Selon ses concepteurs, ce type d’analyse de texte pourrait par exemple être utile aux célébrités et personnages publics dont les pages Facebook génèrent des milliers de commentaires, afin de séparer le bon grain de l’ivraie Rappelons que Facebook a développé depuis plusieurs années DeepFace, une technologie de reconnaissance faciale dont la précision est à peine inférieure à ce que peut faire un humain. En outre, le réseau social a récemment annoncé son intention d’utiliser l’intelligence artificielle pour indexer toutes les vidéos diffusées en direct afin d’aider ses membres à trouver plus facilement des contenus qui les intéressent. Si la performance technique a de quoi impressionner, on peut s’interroger sur le degré d’interventionnisme de ces technologies. Nous montrer seulement ce que l’IA pense que nous voulons voir, lire ou entendre peut devenir vite très réducteur et, dans certains cas, glisser vers la censure. Un commentaire négatif ou désagréable peut être utile pour susciter le débat, faire réagir. Idem pour un contenu qui, a priori, ne correspond pas à nos goûts. Les IA de Facebook sauront-elles faire preuve de la nuance indispensable pour nous garantir des échanges pluriels et ouverts ?

octobre 26, 2016

Découverte de la Laponie

Classé dans : Uncategorized — debonmatin @ 4:33

Certains voient qu’ils ont pris un coup de vieux lorsqu’ils doivent fêter leur énième anniversaire et se retrouve devant un gâteau invisible tant il est couvert de bougies. Pour ma part, c’est en voyageant avec mes congénères que je m’en suis rendu compte. Dernièrement, j’ai en effet fait un voyage de groupe avec ma chère tendre. C’était en Laponie, et autant vous dire que ce voyage a été accueilli avec incrédulité par ceux qui nous connaissent. Nous qui avons toujours été si empressés de vanter les mérites du voyage à l’improviste (prendre nos billets d’avion et improviser ensuite sur place), le voyage de groupe est à des années-lumière de notre soif d’aventure. Evidemment, comme vous vous en doutez certainement, cette façon de faire nous a fait tomber dans quelques mauvais plans (je n’oublierai jamais cette très longue nuit que nous avons passé au beau milieu de nulle part, sans lumière, sans eau et sans nourriture), mais rien qui nous fasse vraiment changer d’avis. A vrai dire, je crois que nous n’avons jamais imaginé modifier notre façon de faire. Nous avons toujours détesté les flux de touristes, et le simple fait qu’on puisse devoir respecter un horaire réglé comme du papier à musique nous a toujours laissés perplexes. Et ça nous laisse toujours perplexes, en fait ! Mais il y a deux mois, nous avons cédé à la tentation. En recherchant des bons plans voyage, nous avons trouvé une agence qui propose des voyages de groupe nouvelle génération. Ceux-là sont constitués de telle manière qu’en dehors des déplacements en groupe, chaque participant peut passer son temps comme ça lui chante. La recette nous a paru intéressante, et en fin de compte, nous avons signé. Et nous n’avons pas été déçus. Avec une formule comme celle-là, on peut très simplement combiner les bienfaits des voyages en groupe et en solo. Et si j’avais pas mal de doutes en m’y rendant, j’ai été séduit par le voyage. Il est même possible que pour notre prochain voyage, nous partions de la même manière ! C’est dire si ça nous a plu ! Si vous êtes comme nous fondamentalement allergique aux voyages de groupe, je vous recommande de tester une formule de ce genre : je vous mets d’ailleurs le lien du site de l’agence qui propose ce voyage en Laponie. Suivez le lien pour le contact de l’agence.

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septembre 30, 2016

Je suis devenu un fantôme

Classé dans : Uncategorized — debonmatin @ 3:45

Le « ghosting » – l’acte de terminer une relation en faisant le mort, en bloquant quelqu’un sur les réseaux sociaux ou en ignorant toute tentative de communication – a mauvaise réputation, ce qui me semble plutôt justifié. Mais c’est exactement ce que j’ai fait en disparaissant subitement de la vie de mon petit ami et de mes deux meilleures amies. Avant toute chose, je tiens à préciser que je sais exactement ce que l’on peut ressentir quand quelqu’un décide de vous rayer de sa vie. J’ai déjà eu plusieurs rencards avec des types qui ont complètement disparu dans la nature, même après des semaines d’échanges par texto. C’est une décision cruelle et lâche, et c’est précisément pour ça que je ne l’ai pas prise à la légère. Mais ma perception du monde a changé quand mon père est mort du cancer l’année dernière, et que j’ai réalisé que certaines de mes relations ne valaient plus grand-chose. Durant mon adolescence, Emily et Kate étaient mes meilleures amies. De nos 12 à nos 22 ans, notre amitié était fondée sur nos expériences passées sous l’emprise d’une substance quelconque : des festivals aux beuveries du samedi soir, en passant par tous les mensonges que l’on racontait à nos parents. Nous étions mues par l’envie de transformer nos mauvaises décisions en anecdotes édifiantes, mais notre amitié était constamment sur la sellette. Plusieurs fois, nous avons arrêté de nous parler sur MSN ou MySpace. Mais c’était une tout autre époque – en général, on se réconciliait à l’école le lendemain, avant de faire la paix et de nous débloquer mutuellement une fois rentrées à la maison. Mais au cours de notre vingtaine, nous communiquions si fréquemment en ligne que nous n’arrivions plus vraiment à discuter en personne. Quand mon père est mort, cela faisait déjà plusieurs semaines que je ne les avais pas vues. Aucune d’elles ne m’a contactée, ce qui m’a beaucoup contrariée. J’ai réalisé que notre amitié n’avait plus vraiment lieu d’être. Je n’avais aucune envie de me justifier, sachant qu’elles n’avaient même pas pris la peine de me demander des nouvelles après la mort de mon père. Une étude récente a révélé que 53 % des gens âgés de moins de 30 ans stoppaient une relation via des moyens de communication digitaux, contre 25 % des personnes nées après 1975. À mes yeux, le ghosting était la manière idéale de couper court à deux amitiés qui étaient fondées sur les likes et les conversations sur Messenger. Quand je les ai supprimées de Facebook et que j’ai cessé de les suivre sur Twitter et Instagram, je savais que je ne pourrais plus faire machine arrière. Je savais qu’à cause de leur boulot, il serait difficile de les croiser dans un pub ou dans un parc comme au bon vieux temps. En tant qu’adulte, quand on retire quelqu’un de sa liste d’amis – bien que ce soit un acte juvénile et mesquin –, on cimente la fin d’une amitié qu’il sera difficile de réparer dans la vraie vie. La vie suit simplement son cours – et c’est exactement ce qu’il m’est arrivé. Mais ce serait vous mentir que de prétendre que je n’espérais pas qu’elles m’appellent ou qu’elles frappent à ma porte. Le ghosting ne m’a pas permis de me sentir plus libre. Je me suis sentie dans un drôle d’entre-deux. Je connaissais très bien les filles, et j’étais certaine qu’elles me stalkaient autant que je le faisais avec elles. Mais la seule manière de réparer les choses serait de s’affronter en personne, sachant qu’aucune de nous ne voudra être la première à envoyer une nouvelle demande en ami. C’est triste de savoir qu’après 24 ans d’amitié, notre rupture ne s’est même pas fait lors d’une conversation en face-à-face. Mais je suis toujours très énervée de leur froideur à mon égard – surtout à un moment où j’avais désespérément besoin d’elles. J’ai fait la même chose en rompant avec mon ex. Nous nous sommes rencontrés en ligne alors que je voyageais un peu partout, dans le but de penser à autre chose qu’à la maladie terminale de mon père. J’ai coupé tous les liens qui nous unissaient, je l’ai bloqué sur Facebook, WhatsApp, Gmail et Flickr et j’ai changé mes mots de passe après avoir réalisé qu’il se connectait sur plusieurs de mes comptes. Je l’ai dégagé de ma vie de la même manière que je l’y ai fait entrer – en cliquant sur un bouton. C’était une démarche plutôt simple, sachant que la majorité de nos interactions se faisaient en ligne. Nous vivions à des fuseaux horaires différents, à des milliers de kilomètres de distance. Contrairement à mes meilleures amies, nous n’avions pas d’amis communs et environ aucune chance de nous croiser par hasard. Encore une fois, je crois que cela témoignait des faiblesses de notre relation. Cette année, l’Office of National Statistics a démontré que le Royaume-Uni était le pays le plus solitaire d’Europe. Maintenir des relations en ligne nous donne l’illusion d’être proches de nos amis, mais en réalité, cela nous détache de tout lien émotionnel. Le fait de ghoster des amis et des partenaires témoigne de la nature fragile de nos relations à l’ère digitale. Nous pouvons changer d’amis comme de photo de profil, d’autant plus lorsqu’ils demeurent absents de notre vraie vie. Le ghosting m’a permis de mettre fin à des relations nulles, mais j’estime qu’il ne devrait être mobilisé qu’en dernier recours. De manière générale, ça a amplifié mon sentiment de deuil et je me sens particulièrement vide depuis. Je suis toujours hantée par les souvenirs de mon père, tandis que les trois personnes auxquelles je tenais vraiment ont complètement disparu de ma vie. L’année dernière, j’ai appris que rien n’était constant. Les liens qui vous unissent avec vos proches peuvent être facilement brisés, et la colère, le deuil et la maladie peuvent vous éloigner de votre famille et de vos amis. Aujourd’hui et plus que jamais, j’attache beaucoup plus d’importance aux interactions de la vraie vie.

La méditation orgasmique

Classé dans : Uncategorized — debonmatin @ 3:44

Pouvez-vous branler votre route vers la paix intérieure ? Selon le mouvement OneTaste, oui. OneTaste sont les pourvoyeurs de « pratiques associées à l’orgasme féminin », qu’ils nomment Méditation orgasmique (MO). Cette forme de méditation diverge un peu des autres pratiques visant à éveiller pleinement la conscience, dans la mesure où, au lieu de se concentrer sur la respiration profonde ou la répétition de mantras, la MO centre son énergie autour de quelqu’un qui remue votre clitoris pendant 15 minutes. Ça fonctionne comme cela : après avoir construit un « nid » avec des serviettes, des draps et des coussins, le partenaire enfile un gant qu’il lubrifie et, pendant très exactement 15 minutes, caresse le « quadrant supérieur gauche » du clitoris de la femme, sans objectif autre que celui de « sentir ce qui se passe à ce moment précis ». Avant que les 15 minutes ne commencent, le partenaire examine et décrit la vulve qu’il est sur le point de caresser ; il évoque sa couleur, sa texture, sa forme et ce qu’il ressent en la regardant. C’est assez gênant à regarder, quand on ne fait pas partie du truc. À la fin du temps imparti, les deux parties partagent leur expérience en utilisant des phrases comme « une grande lumière blanche a fusé de ta chatte vers mon doigt ». Avec la MO, la vulve s’appelle toujours une « chatte ». Théoriquement, l’expérience est tout aussi intense pour les deux participants – caresseur et caressée. La pratique de la MO a rapidement pris de l’ampleur depuis la fondation du centre OneTaste à San Fransisco en 2001 par Nicole Deadone. La MO compte désormais des milliers d’adeptes, mais également son lot de critiques, qui vont jusqu’à qualifier OneTaste de secte sexuelle. Justine Dawson, ancienne travailleuse sociale, était réticente au début ; aujourd’hui, elle se consacre à temps plein à aider les femmes à atteindre l’orgasme.

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